Un homme étrange arrive un soir chez un logeur du quartier de White chapel. L'étranger se prétend médecin et son comportement bizarre inquiète rapidement son hotesse qui croit reconnaitre en lui le tueur de danseuses, Jack l'éventreur. La nièce du vieux couple, Kitty, fait sa conquete et l'invite à venir la voir danser.
JACK L'ÉVENTREUR de John Brahm
1943 - 1h24 - USA - VO ("The Lodger") scénario : Barre Lyndon, d'après Marie Belloc photographie : Lucien Ballard - Musique : Hugo Friedhofer producteur : 20th Century Fox
avec : Merle Oberon, George Sanders, Laird Cregar, sir Cedric Hardwicke, Sarah Allgood *** (M)
Trois bonnes raisons de ne pas le rater, d'abord sa diffusion est extrêmement rare (en plus en VO), ensuite il y a l'interprétation hallucinante de Laird Cregar, acteur dont on ne pourra pas profiter longtemps (il meurt peu après le tournage), enfin il y a l'ambiance, incroyable, prenante, étouffante, parfaite pour l'histoire du serial killer le plus célèbre. Le plus difficile quand on souhaite raconter l'histoire de Jack the Ripper c'est de trouver un design au film, il faut qu'il soit différent des autres adaptations, mais qu'il montre sans erreur London by night. Ici par rapport à Hitchcock, Brahm souligne les décors de manière encore plus expressionniste (il peut remercier Lucien Ballard pour la photo magnifique), de plus Laird Cregar interprète son personnage un peu à la manière du muet, très expressif. Un film parfois un peu trop facile (aucun risque n'est pris par rapport à l'histoire originale) mais dans l'ensemble très réussi.